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La « nouvelle normalité » se dessine pour les Canadiens avec la fin des programmes de report liés à la COVID-19

Augmentation globale de la dette des consommateurs en raison de l’augmentation de l’activité hypothécaire

TORONTO, ON (4 mars 2021) – L’augmentation de l’activité hypothécaire et la hausse des prix des maisons au quatrième trimestre de 2020 ont fait grimpé le niveau de la dette globale à la consommation à 2,07 billions de dollars, soit une hausse de 1,5 % par rapport au dernier trimestre et de 4,1 % par rapport au T4 de 2019, selon le rapport le plus récent d’Equifax Canada sur les conditions de crédit à la consommation.

Malgré l’augmentation de la dette totale, la dette moyenne du consommateur (excluant les prêts hypothécaires) a encore diminué ce trimestre à 23 043 $, soit une diminution de 3,0 % par rapport à l’année précédente et une baisse de 0,8 % par rapport au trimestre précédent. La baisse de la dette à la consommation est principalement due au solde de carte de crédit qui a diminué progressivement depuis mars l’année dernière en raison de la réduction des dépenses et du paiement mensuel d’une plus grande partie du solde par les consommateurs.

« Cette réduction a été un changement positif pour les consommateurs, mais cela ne veut pas dire que nous sommes sortis du bois pour ce qui est de la reprise », a déclaré Rebecca Oakes, vice-présidente adjointe, analyses avancées chez Equifax Canada. « Les programmes de report se terminent et un stress financier commence à se faire sentir chez certains consommateurs. Les dépenses par carte de crédit commencent également à augmenter de nouveau. »

Les retards et les défaillances pendant la pandémie

Plus de trois millions de Canadiens ont profité des reports de paiement de crédit depuis le début de la pandémie, et quatre d’entre eux sur cinq ont complètement abandonné l’utilisation des programmes de report. Les reports de paiement ont joué un rôle déterminant dans la prévention de la défaillance aux obligations des dettes des consommateurs touchés par la pandémie. Même si les consommateurs abandonnent les programmes de report, le taux de défaillance de 90 jours et plus pour les produits non hypothécaires est demeuré à 0,98 % au T4 alors que le même taux pour les prêts hypothécaires était de 0,16 %. Cependant, la défaillance à un stade précoce (lorsqu’une personne a manqué un ou deux mois de paiements) a continué d’augmenter au cours du T4. Les prêts hypothécaires ont connu une augmentation de 31 % du taux de défaillance de plus de 30 jours, tandis que le taux de défaillance de plus de 30 jours sur les prêts à tempérament a augmenté de 76 % par rapport au T3 2020.

« Les chiffres suggèrent que la reprise restera très inégale », a ajouté Mme Oakes. « Le Québec, par exemple, a démontré que la défaillance précoce des comptes non hypothécaires continue de chuter malgré le fait que les consommateurs quittent les programmes de report, alors que l’Alberta a connu la plus forte augmentation des paiements hypothécaires manqués chez les consommateurs. Les mécanismes de soutien à l’échelle du Canada demeurent essentiels dans la prévention de l’augmentation des niveaux de défaillance. »

Acheteurs d’une première maison, faibles taux d’intérêt et prêts

La forte demande de logements et la baisse des taux d’intérêt ont continué à alimenter de nouvelles hypothèques avec une croissance du volume de 22,1 % d’une année à l’autre au T4 2020. Le montant moyen du prêt hypothécaire a augmenté de 14,4 % par rapport au T4 2019, ce qui marque le plus grand bond d’une année à l’autre depuis 2015. Des montants de prêts plus élevés peuvent également être attribués aux acheteurs d’une première maison qui ont connu une croissance du volume plus élevée que la moyenne d’une année à l’autre de 26,9 % au T4 2020.

« La hausse des prix dans les quartiers de l’immobilier en demande a fait en sorte que les acheteurs d’une première maison contractent plus de dettes hypothécaires que jamais afin d’avoir le pied sur l’échelle immobilière », a déclaré Mme Oakes. « Par exemple, en Colombie-Britannique, nous avons constaté que les nouveaux prêts hypothécaires moyens pour les nouveaux acheteurs dépassaient 470 000 $ au cours du dernier trimestre, mais ceux-ci ne sont pas dissuadés; en effet, les volumes ont augmenté de plus de 35 % par rapport à la même période en 2019. »

Les nouveaux prêts automobiles et les prêts à tempérament affichent une tendance à la baisse ce trimestre avec une chute de 8,4 % et de 21,5 % respectivement d’une année à l’autre; entretemps, le secteur des nouvelles cartes de crédit se rétablit lentement avec une augmentation de 10 % par rapport au dernier trimestre.

Les prêteurs montrent également des signes de prudence à la suite de cette période d’incertitude. Les consommateurs se voient encore offrir un crédit supplémentaire, mais sur les produits à taux d’intérêt plus élevés comme les cartes de crédit; les limites sur les cartes nouvellement ouvertes ont été plus faibles au cours des deux derniers trimestres par rapport aux mêmes périodes en 2019.

« Pendant les périodes d’incertitude économique, les consommateurs et les prêteurs peuvent prendre des mesures proactives pour réduire la variabilité des engagements de crédit, changer ou encourager l’utilisation de produits à taux d’intérêt plus bas », a déclaré Mme Oakes. « Nous sommes toujours dans une période d’incertitude avec l’émergence de quelques éléments isolés liés au stress financier. Nous continuerons de suivre cette situation de près au cours des prochains mois. »

Taux d’endettement (excluant les emprunts hypothécaires) et de défaillance

Âge

Endettement moyen
(T4 2020)

Évolution moyenne de l’endettement

D’une année à l’autre
(T4 2020 vs T4 2019)

Taux de défaillance
(T4 2020)

Évolution du taux de défaillance

D’une année à l’autre
(T4 2020 vs T4 2019)

18 à 25

8 747 $

-1,13 %

1,29 %

-21,48 %

26 à 35

17 868 $

-2,35 %

1,37 %

-20,04 %

36 à 45

27 893 $

-3,36 %

1,10 %

-19,64 %

46 à 55

35 252 $

-2,73 %

0,86 %

-16,27 %

56 à 65

29 369 $

-3,13 %

0,77 %

-14,77 %

65+

15 871 $

-3,76 %

0,91 %

-13,90 %

Canada

23 043 $

-3,02 %

0,98 %

-17,52 %

 

               

 

Analyse des villes principales – Taux d’endettement (excluant les emprunts hypothécaires) et de défaillance

Ville

Endettement moyen
(T4 2020)

Évolution moyenne de l’endettement

D’une année à l’autre
(T4 2020 vs T4 2019)

Taux de défaillance
(T4 2020)

Évolution du taux de défaillance

D’une année à l’autre
(T4 2020 vs T4 2019)

Calgary

28 829 $

-3,22 %

1,19 %

-13,60 %

Edmonton

27 319 $

-3,64 %

1,43 %

-10,57 %

Halifax

22 584 $

-4. 16 %

1,17 %

-23,12 %

Montréal

17 103 $

-4,76 %

0,94 %

-27,25 %

Ottawa

21 891 $

-3,82 %

0,82 %

-17,23 %

Toronto

23 200 $

-1. 24 %

1,09 %

-13,75 %

Vancouver

26 172 $

-1,59 %

0,69 %

-15,02 %

St. John’s

25 155 $

-1,54 %

1,35 %

-22,27 %

Fort McMurray

39 717 $

0,11 %

1,69 %

-13,02 %

 

 

Analyse par province – Taux d’endettement (excluant les emprunts hypothécaires) et de défaillance

Province

Endettement moyen
(T4 2020)

Évolution moyenne de l’endettement

D’une année à l’autre
(T4 2020 vs T4 2019)

Taux de défaillance
(T4 2020)

Évolution du taux de défaillance

D’une année à l’autre
(T4 2020 vs T4 2019)

Ontario

23 883 $

-2,14 %

0,91 %

-15,31 %

Québec

18 888 $

-4,76 %

0,75 %

-28,82 %

Nouvelle-Écosse

21 969 $

-2,98 %

1,37 %

-23,59 %

Nouveau-Brunswick

23 217 $

-2,74 %

1,51 %

-18,52 %

Î.-P.-É.

23 070 $

-0,70 %

0,96 %

-21,91 %

Terre-Neuve

23 836 $

-0,99 %

1,40 %

-23,71 %

Région de l’Est

22 832 $

-2,32 %

1,40 %

-21,89 %

Alberta

28 099 $

-3,36 %

1,36 %

-10,96 %

Manitoba

18 030 $

-4,68 %

1,21 %

-17,93 %

Saskatchewan

23 927 $

-3,48 %

1,32 %

-16,54 %

Colombie-Britannique

24 317 $

-2,15 %

0,83 %

-14,66 %

Région de l’Ouest

24 988 $

-2,95 %

1,12 %

-13,60 %

Canada

23 043 $

-3,02 %

0,98 %

-17,52 %

 

* Selon les données d’Equifax pour le T4 2020